Nous suivre Industrie Techno

2. Les Mines d'Alès / Merlin Gerin Meilleur marquage pour les disjoncteurs en plastique

Michel Le Toullec

Sujets relatifs :

Trois étudiants de l'École des mines d'Alès ont réglé le problème de l'entreprise en lui conseillant le traitement de surface d'oxydation par effet Corona.

Régler en seulement cinq semaines un problème industriel dont la résolution sera vraisemblablement adoptée sur tous les sites mondiaux de l'entreprise : tel est le fameux bilan du partenariat entre trois étudiants en deuxième année de l'École des mines d'Alès (EMA - Gard) et Merlin Gerin. Ce partenariat s'inscrit dans le cadre de la "pédagogie action" développée au sein de l'EMA. « Les étudiants sont mis en situation afin de trouver des solutions à des problèmes concrets qui leur sont proposés par des industriels », explique André Forner, chargé des relations industrielles de l'école.

«Le problème que nous avons soumis à l'EMA concernait l'écriture des codes-barres par jet d'encre sur nos disjoncteurs en plastique, précise Jacky Pratlong, responsable méthodes chez Merlin Gerin.

La méthode Triz pour modéliser le problème

Ces dispositifs sont fabriqués en polyamide 66, un plastique particulièrement sensible à l'humidité. Et, comme ils sont montés à l'étranger, leur état de surface à l'arrivée sur le site d'Alès complique sérieusement le marquage des codes-barres par jet d'encre. Résultat : l'encre bave. Ou ne marque pas du tout. Sur certains lots de 30 000 disjoncteurs, il nous fallait parfois sécher jusqu'à 90 % des pièces. »

Les trois étudiants (Floriane Schaeffer, Éric Jessé et Emmanuel Blonvia) ont alors étudié le problème qu'ils ont modélisé par la méthode Triz. « Leur mission consistait aussi à analyser les solutions les plus envisageables et à contacter les fournisseurs pour déterminer si elles étaient applicables au problème posé », note André Forner à l'EMA. Les étudiants ont ainsi dressé une liste de solutions palliatives visant à améliorer l'adhérence de l'encre sur le plastique : projection d'un liquide décapant, sablage, pose d'un vernis, gel de la surface d'impression ou oxydation par effet Corona...

1 500 euros... seulement

C'est sur ce dernier traitement que le choix de l'industriel s'est finalement porté. Ce traitement de surface utilisant un arc électrique à haute tension et haute fréquence crée des microporosités à la surface du plastique, favorisant ainsi l'accrochage de l'encre.

Jacky Pratlong résume le bilan de ce partenariat avec l'EMA, qui n'aura coûté à Merlin Gerin que... 1 500 euros : « Le principe du traitement Corona nous a permis de réduire le taux de non-tenue du marquage des codes-barres sur les disjoncteurs en polyamide 66 à environ 1 %. »

Du coup, ce procédé a non seulement été installé sur le site de production de Merlin Gerin à Alès, début 2003, mais en plus il se pourrait fort bien qu'il soit généralisé, sur nos conseils, sur toutes les autres unités dans le monde.

vous lisez un article d'Industries & Technologies N°0852

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2003 d'Industries & Technologies

Bienvenue !

Vous êtes désormais inscrits. Vous recevrez prochainement notre newsletter hebdomadaire Industrie & Technologies