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« Les applications de la microfluidique émergent » En marge de la summer school « Microfluidics for health », organisée par l’ESPCI fin août, à Paris, Jacques Lewiner est revenu sur le rôle innovant de la microfluidique dans la santé.


Le concept de microfluidique est apparu au début des années 1980. Les projets dans ce domaine n’ont jamais été aussi nombreux qu’aujourd’hui. Pourquoi ?

Il y a trente ans, la plupart des grands principes de la mécanique des fluides étaient déjà connus. Le calcul des écoulements était maîtrisé. Parallèlement, la montée en puissance de la microélectronique a amorcé la voie de la miniaturisation. Or en réduisant toujours plus la taille des canaux des circuits fluidiques – jusqu’à quelques micromètres actuellement –, nous avons atteint les limites des lois de la physique telles que nous les connaissions. Aussi, pendant plusieurs décennies, avons-nous dû défricher une nouvelle discipline, la microfluidique, c’est-à-dire la science de la manipulation des fluides à l’échelle micrométrique. Aujourd’hui, nous avons suffisamment de recul sur ces travaux et les applications commencent à émerger.

La deuxième édition de la summer school « Microfluidics for Health » a mis en avant les start-up. Quel rôle jouent-elles dans l’écosystème de la microfluidique ?

Les start-up sont les principaux vecteurs d’innovation. Elles développent une vision forte autour de leur technologie. Les grands groupes s’inscrivent dans leur sillage et apportent leur puissance. La diversité et la flexibilité des start-up les rend plus perméables aux idées issues d’autres disciplines, comme la médecine, la biologie, l’électronique, la chimie, la physique… La microfluidique est par essence pluridisciplinaire, et c’est d’ailleurs du mélange des cultures que naît l’innovation.

Quelles sont les principales applications de la microfluidique ?

La santé est un domaine dans lequel la microfluidique offre des perspectives intéressantes, notamment en matière de découverte de nouveaux médicaments. Que ce soit pour les antibiotiques ou les antitumoraux, la recherche utilise des robots pour placer les molécules sur des plaques d’expérimentation. Ils fonctionnent 24 h/24, déposant quelques échantillons par seconde. La microfluidique, en[…]

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