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Ariane, le robot sous-marin de l’Ifremer se jette à l’eau

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Par publié le à 12h12

Ariane, le robot sous-marin de l’Ifremer se jette à l’eau

Le robot Ariane de l'ifremer entamera bientôt sa première campagne

L'Ifremer a présenté à la presse samedi le dernier de ses bijoux technologiques : Ariane. Les scientifiques effectuent les derniers tests du robot sous-marin avant une campagne en mer avec le navire océanographique Le Suroît.

Le robot sous-marin Ariane effectue ses derniers tests au Centre Européen de Technologies Sous-Marines (CETSM), près de Toulon, avant d'entamer sa première campagne en mer. A terme, le dernier-né de l’Ifremer sera susceptible d’être utilisé pour toutes sortes de missions, de la cartographie à l’inventaire biologique, en passant par la recherche de boîtes noires ou encore l'intervention sur une coque de pétrolier éventré. Il pourra aussi remplir des missions d'inspection des observatoires profonds, d'ouvrages industriels offshore, de sites archéologiques, etc. Il est équipé pour cela de deux bras manipulateurs à haute précision, d'un préleveur d'échantillons (eau, sédiments, espèces) et d'un système d'imagerie optique haute-résolution géo-référencé.

Une fibre optique pour communiquer en temps réel

Le H-ROV Ariane est un véhicule à énergie embarquée sous formes de batteries, de la taille d’une voiture citadine, et qui peut fonctionner sous plusieurs modes. Il peut se déplacer en mode télé-opéré (ROV), grâce à une fibre optique légère déployée à partir d’un lest dépresseur ou d’une cage. Ce qui rend Ariane unique, c’est précisément ce fil d’Ariane en fibre optique, qui lui permet de transmettre quasi instantanément les informations. Son nom a été choisi en référence à la mythologie grecque : c’est grâce à son fil qu’Ariane reste en contact avec le navire duquel il a été lancé... Un des brevets principaux concerne la capacité à gérer la fibre : elle se déroule et se rembobine selon les déplacements du robot, jusqu’à 2 500 mètres de profondeur. En mode autonome (AUV), le sous-marin communique par acoustique. Plus libre, il peut alors aller cartographier les fonds ou descendre le long des falaises ou des canyons.

Déployable à partir d'un simple chalutier

2 500 mètres, ce n’est pas un record. Le robot Victor de l’Ifremer est capable par exemple de plonger jusqu’à 6 000 mètres de profondeur. Mais celui-ci nécessite un câble de 10 000 mètres qui pèse pas moins de 35 tonnes et nécessite comme le Nautile – un autre robot de l’Ifremer qui peut descendre jusqu’à 6 000 mètres avec trois personnes à bord – d’être déployé à partir d’un gros navire. Avec ses 1,7 tonne, Ariane peut être manœuvré à partir d’un simple chalutier.

Ariane n’est pas destiné à être utilisé seulement par l’Ifremer, l’institut pourra le commercialiser  entre 2 et 4 millions d’euros, ou transférer les technologies. Né de cinq années de développement, le robot compte à son actif plusieurs dizaines de brevets déposés et sera officillement baptisé en avril.

 

 

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