Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Facebook Twitter Google + Linkedin Email
×

Après avoir survolé la Manche, le buggy volant de Vaylon s'expose au salon du Bourget

| | | | | |

Par publié le à 17h54

Après avoir survolé la Manche, le buggy volant de Vaylon s'expose au salon du Bourget

Le buggy de la société Vaylon est capable de voler comme un ULM.

La start-up française Vaylon expose en ce moment son buggy hybride, baptisé Pégase, sur le tarmac du Bourget. Le 14 juin, l'engin a survolé la Manche sur 35 kilomètres. La Direction générale de l'armement s'est d'ores et déjà montrée intéressée.

A l’ombre des poids lourds de l’aviation française, le buggy volant “Pégase” de la société strasbourgeoise Vaylon, exposé sur le tarmac du salon du Bourget, fait figure d’outsider. Et pourtant… Il y a quelques jours, le 14 juin dernier, le véhicule décollait de l’aérodrome d’Ambleteuse, sur la côte d’Opale, et ralliait Douvres, dans le Kent, en survolant la Manche. Trente-cinq kilomètres de traversée en 45 minutes ! Un exploit jugé quelque peu utopique il y a quelques années. “Quand nous nous sommes lancés, personne n’y croyait. On me prenait pour un fou et on me raccrochait au nez. Aujourd’hui, on a prouvé nos capacités et gagné en crédibilité”, se réjouit Jérôme Dauffy, co-fondateur de la start-up, fondée en 2010.

 

Un moteur de scooter

 

Pour relever le défi, Vaylon a toutefois du apporter quelques modifications à son projet, initié en 2014. Mi-buggy, mi-ULM (de classe 1 - il utilise une toile souple de parapente), le véhicule tombe sous le coup d’une double réglementation. Afin de respecter les nouvelles normes d’homologation routière, plus contraignantes en ce qui concerne le bruit et la pollution, l’hélice d’ULM a donc du être “remplacée par une double motorisation dans la deuxième version", détaille Jérôme Dauffy. Aujourd'hui, l’hélice permet toujours au véhicule de se déplacer dans les airs, mais c’est un moteur de scooter qui prend désormais le relais une fois à terre. L’architecture, elle aussi, a été repensée. Les deux sièges côte-à-côte ont laissé place à une version tandem où le passager se retrouve derrière le conducteur. “Des détails qui nous ont permis de réussir cette traversée”.

 

Véhicule tout-terrain

 

Dans cette dernière version, il suffit de 50 m à “Pégase” pour décoller de n’importe quel terrain. Pas seulement d'un aérodrome comme c’est le cas des ULM. Pour l'atterrissage, le véhicule se contente d'encore moins. "Dix à trente mètres suffisent. Dès que les roues se posent au sol et qu’on freine, la voile paramoteur s’affaisse rapidement”, explique son concepteur. Côté vitesse, malgré son moteur de scooter, le buggy peut monter jusqu’à 90 km/h, en version homologuée. Contre 80 km/h en vol. Quant à son réservoir, de 50 litres, il lui confère une autonomie de 3 h de vol, soit 1 000 km sur route.

 

Capable de voler très bas, Pégase est également en mesure de tutoyer les sommets, jusqu’à 3 000 m d’altitude. Une spécificité qui a aiguisé l’intérêt de la direction générale de l'armement, qui apporte d'ores et déjà un soutien technique et financier au projet en vue d’une production militaire. Arrivé à une certaine altitude, il suffira en effet de couper le moteur pour planer et surveiller, en toute discrétion et sans obstacle, les lieux les plus difficiles d’accès.

 

Dans le civil, le véhicule hybride pourrait aussi servir à des missions de reconnaissance ou de sauvetage. Des débouchés dans le secteur des loisirs et du tourisme sont également envisagés. Pour concrétiser son projet, la start-up Vaylon a lancé une campagne de levée de fonds sur Internet et profite de son exposition au salon du Bourget pour préparer sa prochaine industrialisation.

 

Abonnez-vous et accédez à l’intégralité de la veille technologique

Commentaires

Réagissez à cet article

* Informations obligatoires

erreur

erreur

erreur