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Animation 3D : le savoir-faire rennais

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Par publié le à 18h49

Animation 3D : le savoir-faire rennais

Dynamixyz accole des expressions réelles sur un avatar virtuel.

Une nouvelle économie se développe autour du cinéma d’animation et de la création d’images 3D. Il ne s’agit plus seulement de réaliser des films, mais aussi de développer des outils à destination des studios pour faciliter la production, et pour en diminuer les coûts. Tout comme dans le dessin d’animation, de jeunes sociétés françaises développent un savoir-faire. Exemple avec deux entreprises de Rennes.

Rennes, future capitale du numérique ? Si l’offre n’est pas encore aussi étoffée qu’à Paris, la capitale bretonne a de quoi séduire les jeunes pousses du secteur, à commencer par des loyers des bureaux peu élevés. Certaines structures, comme l’incubateur d’entreprises Gallium, adapte même les prix en fonction de l’ancienneté. C’est le lieu choisi par Golaem et Dynamixyz pour s’implanter. Elles visent un marché commun : l’animation 3D.

L’animation des visages simplifiée

« Ce qu’il y a de plus difficile dans l’animation des visages, c’est le contrôle des expressions », résume Gaspard Breton, dirigeant de la jeune société Dynamixyz. « En tant que spectateur, on ne se rend pas compte que la majeure partie du travail, même derrière des grosses productions, est encore fait à la main ». La start-up réunissant des anciens de l’Orange Labs de Rennes, et un enseignant-chercheur de Supélec, est la première à proposer des logiciels à même d’automatiser cette tâche. En général, les studios passent par des animateurs pour retravailler les images de visages réalisées en 3D, ce qui représente un coût loin d’être négligeable. Pour une seconde de production, la facture peut s’élever à 30 ou 35 dollars. Dynamixyz s’est inspiré du marché existant pour vendre son logiciel, un peu comme un service : après une période d’essai gratuite, le client le loue avec la possibilité de négocier le tarif, suivant la durée de sa production.

Golaem, de l’industrie à l’animation

Pour Golaem, situé à quelques pas des bureaux de Dynamixyz, l’animation n’était pas la cible de départ. A l’époque chercheur à l’INRIA, Stéphane Donikian planche avec des industriels et des organismes de formation sur la simulation virtuelle de l’homme en situation de travail. « C’est en discutant avec notre partenaire Mikros Images que nous sommes arrivés à l’animation », raconte le désormais PDG de Golaem. Sur le logiciel Maya d’Autodesk, il manque une solution simple pour représenter des foules de façon réaliste. Le seul outil concurrent nécessite en effet une formation technique. En mai 2011, la spin-off de l’INRIA sort son premier logiciel, Golaem Crowd. Les acheteurs ont la possibilité de tester une version gratuite, avant de le louer au mois ou à l’année, ou encore d’acheter une licence perpétuelle. La start-up rennaise mise sur l’innovation pour continuer de susciter l’intérêt de ses clients : mise à jour logicielle ; nouvelles fonctionnalités (programmation simplifiée des mouvements, calcul d’impacts…).      

Débouchés limités en France

En France, Golaem Crowd est surtout utilisé par des studios d’effets spéciaux qui réalisent des publicités pour de grandes marques (Nissan, Orange…). Mais pour toucher au cinéma, il faut hélas encore traverser l’Atlantique. Pour Golaem, les clients du septième art sont le studio canadien Look Effects qui prépare un long-métrage peuplé de zombies, ou encore le californien Zoic Studios qui travaille sur des séries. Même constat pour Dynamixyz, dont le logiciel Performer trouve pour l’instant un écho plus favorable à l’étranger : au Canada, aux Etats-Unis, mais aussi en Asie et en Australie. Autant dire que savoir jongler avec le décalage horaire en même temps que l’image 3D est un plus. 

de notre envoyé spécial à Rennes, Ludovic Fery

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