Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Facebook Twitter Google + Linkedin Email
×

Alain Fuchs, un pédagogue à la tête du CNRS

| | | | |

Par publié le à 07h25

Alain Fuchs, un pédagogue à la tête du CNRS

Il dirige le CNRS sans rien perdre de son émerveillement pour la science.

Qu'ils soient plutôt entrepreneurs ou scientifiques de haut vol, agitateurs d'idées ou orchestrateurs de talent, passionnés de technique ou fins analystes de ses usages, les cinquante pesonnalités dont nous vous proposons de découvrir le portrait jouent un rôle majeur dans l'innovation en France. C'est le cas d'Alain Fuchs, le patron du CNRS.

Ce suisse naturalisé Français est né à Lausanne, puis a découvert l’Afrique au hasard des missions de son père informaticien. A 10 ans Alain Fuchs est au Zaïre, puis au Katanga, en Centrafrique, en Côte d'Ivoire, en Afrique du Sud à l’adolescence où il apprend l’anglais et pratique le rugby. Il rentre à Lausanne à 17 ans, mais ne parle pas Allemand, il ne peut donc passer le baccalauréat suisse. S’en suivent plein de petits boulots, le temps d’y voir plus clair (déménageur, employé dans une boulangerie industrielle, manutentionnaire au tri postal la nuit…).

Mais point trop n’en faut. Heureusement pour lui, l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) n'imposait qu'une langue au choix. Il la rejoint grâce à l’anglais. Il suit ses classes préparatoires comme auditeur. Fasciné par la médecine, il s'intéresse aux mécanismes du vivant. L'école n'enseignant pas la biologie à l'époque, il devient physico-chimiste, cet art d'étudier les processus de chimie par les moyens de la physique. Il est diplômé ingénieur chimiste en 1975. Il enchaîne sur doctorat d’État ès sciences à l'Université Paris-Sud-Orsay en 1983, il fait ensuite un post-doc à Edimbourg.

Il devient professeur et chercheur à l'Université Paris-Sud-Orsay en 1978. Il y assumera la direction du laboratoire de chimie-physique des matériaux amorphes de 1997 à 2000, puis fondera le laboratoire de chimie-physique d’Orsay (UMR 8000), qu'il dirigera jusqu'en 2006. Il enseignera à l'université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC). Ses recherches portent sur la modélisation et la simulation moléculaire du comportement des fluides confinés et ont fait l’objet de nombreuses collaborations industrielles.

En 2006, ce pédagogue passionné devient le directeur de Chimie ParisTech (ENSCP, École nationale supérieure de chimie de Paris). Il est nommé en janvier 2010 président-directeur général du CNRS, en succession de Catherine Bréchignac et d'Arnold Migus qui occupaient respectivement les deux postes distincts. Il est reconduit dans cette fonction pour un second mandat en février 2014, avec comme credo la valorisation de la recherche, sans rien perdre de son émerveillement pour la science.

Abonnez-vous et accédez à l’intégralité de la veille technologique

Commentaires

Réagissez à cet article

* Informations obligatoires

erreur

erreur

erreur