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AiZimov, l'intelligence artificielle qui m'a adressé un mail personnalisé et accrocheur

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Par publié le à 07h24

AiZimov, l'intelligence artificielle qui m'a adressé un mail personnalisé et accrocheur

Le tableau de bord d'AiZimov.

Avez-vous déjà reçu un mail provenant d’une intelligence artificielle ? Avec AiZimov, cela pourrait bien vous arriver ! Pas de panique, vous ne communiquerez pas avec un robot si vous répondez au mail, l’humain reste toujours derrière ces envois, comme nous avons pu le vérifier.

« Bonjour Séverine, Chapeau bas pour votre marathon et ce temps très respectable ! » C'est entendu, les attachés de presse ont tendance à aborder les journalistes de façon de plus en plus personnalisée...toutefois, en l'occurence, l'évocation d'un sujet aussi peu lié à mon univers professionnel me fait tout de même tiquer. Je pense, au premier abord, à un professionnel plutôt culotté, qui cherche à attirer mon attention en s'aventurant sur des allusions plus personnelles...Et qui arrive à ses fins, puisque je me surprends dans la foulée à parcourir le reste du mail pour en savoir plus. L'information est intéressante, mais par elle-même moins déroutante : une nouvelle start-up arrive sur le marché avec une technologie d’intelligence artificielle, AiZimov capable de cibler un prospect par un texte construit autour de ses attentes, son actualité et d’autres informations qui le concernent, en vue d’obtenir un rendez-vous. Le doute s'installe à la lecture de ces lignes... mais le texte se termine de façon plutôt classique, sur une demande d’entretien téléphonique et une signature « Jérôme ». Rien de surprenant, ou presque. Car sous la signature s’est glissé un P.S. : « Ce courriel a été rédigé par AiZimov, si vous l’avez lu en entier, c’est qu’AiZimov est efficace. »

Trouver des infos sur les réseaux sociaux

Partagée entre la sensation de m’être fait avoir et la curiosité, je contacte donc l’auteur du mail Jérôme Devosse. Je souhaite le rencontrer pour en savoir plus. La prise de rendez-vous se fait par LinkedIn (le mail avait en fait été généré lorsque j’avais accepté l’invitation de Jérôme Devosse). Un détail pas si anodin… En effet, la technologie permet d’automatiser des tâches simples. Dans l’outil, l’utilisateur entre le nom, le prénom, la compagnie et le mail. « Si vous ne m’aviez pas accepté sur LinkedIn, je n’aurais pas eu votre mail », confie Jérôme Devosse, que je finis au terme de ce processus par rencontrer en chair et en os (et ce n'est pas un hologramme).

L'homme a en fait simplement "sous-traité" les premières phases de l'entrée en contact. « Une fois le contact trouvé, la technologie recherche des informations sur la personne sur le web (site, réseaux sociaux, etc.) – un peu comme le ferait un commercial sur le moteur de recherche de Google - lit les informations et apprend le texte. » Ce qui lui permet ensuite de formuler des phrases d’accroche du style de celle qui m'a fait tressaillir. Le mail est ensuite écrit à quatre mains (si tant est que l'on compte pour deux mains le concours de l'IA) : les parties informatives sur le message à délivrer proviennent de l'utilisateur, mais les éléments d'accroche personnalisés sont suggérés par le logiciel. L’utilisateur apporte sa validation finale. « Si celui-ci valide le mail un soir tard, par exemple, l’outil peut l'acheminer le lendemain à un moment de la journée qui maximisera les chances de consultation – plutôt le matin, l’après-midi ? - »

Différentes propositions de mails

Le tout se fait sur le tableau de bord du logiciel : les mails arrivent sur la plateforme et doivent être validés. Si ceux-ci correspondent aux attentes de l’utilisateur, il suffira de cliquer sur un bouton pour l’envoi. Dans le cas contraire, un bouton permet d'intervertir avec une autre proposition (par exemple si celle-ci paraît trop personnelle aux yeux de l'utilisateur).

Dans l’avenir, la start-up souhaite ajouter une couche de sensibilité à l'intelligence artificielle pour qu'elle puisse aussi déconseiller l'envoi d'un email inadéquat en fonction de la personne ciblée (ses intérêts, son actualité etc.). « Par exemple, ajoute Jérôme Devosse, un prospect en plein licenciement économique n'a certainement pas envie de se faire démarcher et c'est l'objectif final d'AiZimov d'améliorer au maximum l'expérience de ce prospect. »

Ci-dessous, le tableau de bord d'AiZimov : 

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