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Adams est allé sur Mars

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Par publié le à 22h46

Adams est allé sur Mars

Le robot Curiosity va explorer la planète rouge

Les ingénieurs de la Nasa ont utilisé le logiciel de simulation dynamique multicorps Adams de MSC Software pour valider la descente et l’atterrissage du robot Curiosity sur la planète rouge.

Afin d’assurer une arrivée sans encombres du robot Curiosity à la surface de Mars, une équipe d'ingénieurs du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA a réalisé une série de simulations critiques des séquences de manœuvres de la grue du vaisseau transporteur du robot Curiosity qui s’est posé à la surface de la planète rouge le 05 août dernier. Ils ont pour cela utilisé le logiciel de simulation dynamique multicorps Adams de MSC Software.


                                       

                                             Déposer le robot en douceur sur le sol 
                                         à l'aide de la grue du véhicule de transport


Les simulations réalisées par le JPL à l'aide d'Adams se sont révélées essentielles pour le succès de la mission. Par exemple, lors de la séparation du robot, il était indispensable d'éviter tout contact entre les composants au cours de la phase ‘‘en deux corps’’ du limiteur de vitesse de descente (DLR) et du déploiement du harnais. Adams a permis aux ingénieurs de modéliser et simuler cet événement, ce qui s'est avéré une étape capitale de la préparation de l'opération.

Impossible à tester sur Terre

Les études d'événements dynamiques effectuées par l'équipe du JPL étaient fort différentes de celles qui sont réalisées quotidiennement pour la plupart des produits sur la Terre. L'équipe savait qu'il était nécessaire de s'appuyer sur des simulations pour étudier les conditions de charge extrêmes que Curiosity risquait de subir lors de la descente, de la séparation et de l'atterrissage. Et il était impossible de tester physiquement certaines de ces conditions sur notre planète.

Pour cela, les ingénieurs devaient prendre en compte des facteurs complexes propres à Mars, tels que la gravité, l'atmosphère, la pente de surface, ainsi que des vitesses d'atterrissage impossibles à reproduire exactement sur Terre.


             

                                       Les différentes configurations lors de la descente


Les simulations leur ont donc permis d'obtenir les informations nécessaires pour le succès de la mission. La série de simulations avec Adams a été menée parallèlement à la conception, mais ce sont les données obtenues à partir des simulations qui ont permis de mener la conception à maturité et de prévenir toute défaillance résultant des importantes conditions de charge au cours de la mission.

Trois modèles pour simuler la descente et l’arrivée

Outre la séparation, les simulations menées avec Adams ont permis d'étudier la séquence complète des événements, de la descente à l'atterrissage. À partir de sa vitesse initiale de 21 000 km/h, le vaisseau porteur devait décélérer suffisamment pour autoriser les manœuvres de la grue et la descente du rover en toute sécurité vers la surface de Mars.

L'équipe d'ingénieurs du JPL a créé plusieurs sous-modèles avec Adams, y compris un modèle détaillé de haute fidélité du rover lui-même. Beaucoup plus difficile que pour les rovers précédents, ce processus comportait notamment l'élaboration d'un modèle pour le déploiement, d'un autre pour la séparation du rover, et d'un troisième pour l'atterrissage.

Jean-François Prevéraud

Pour en savoir plus : http://www.mscsoftware.com/France


Le projet racconté en vidéo : 7 minutes de terreur avant d'entrer dans l'histoire
 

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