Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Facebook Twitter Google + Linkedin Email
×

partager sur les réseaux sociaux

A6K, le robot autonome de l'Ifremer qui plonge à 6000 mètres

| | | |

Par publié le à 14h31

A6K, le robot autonome de l'Ifremer qui plonge à 6000 mètres

Suite à un appel d’offre international, l'Ifremer a sélectionné ECA Group pour développer un véhicule sous-marin autonome (AUV) innovant, capable d’atteindre 6000 mètres de profondeur.

Dans le cadre du projet « Alliance pour le développement de la robotique sous-marine offshore » (l’ALliance CORAL), l’Ifremer a confié le développement d’un nouveau type de véhicule sous-marin autonome (AUV, autonomous underwater vehicle)  à ECA Group, déjà concepteur de solutions robotiques pour de nombreux secteurs industriels. Le but du projet l’Alliance CORAL ? Promouvoir l’innovation et la compétitivité dans un concept intégré, alliant sciences marines et industrie maritime. Son premier bébé est cet AUV dernière génération, intitulé A6K, destiné à réaliser des cartographies accoustiques et des inspections optiques. Un AUV se distingue des ROV (remotely operated vehicle) du fait qu’il est autonome, alors qu'un ROV est télé-opéré, c’est-à-dire piloté à distance par un opérateur.

Le dernier robot innovant présenté par l'Ifremer datait de 2015 et s'appelait Ariane. Ce robot qui pouvait plonger à 2500 mètres pouvait passer du mode télé-opéré à un mode autonome grâce à une fibre optique qui le reliait au bateau. A6K est quant à lui totalement autonome et sans aucun cable. Pour mener à bien ses missions d’exploration et s’approcher au plus près du fond de la mer, le robot est équipé d’une batterie qui lui donne une autonomie de plusieurs jours. Bien qu’il s’agisse pour lui de fournir les données qu’il aura accumulées seuelment une fois remonté, le robot est capable de communiquer avec la surface par communication accoustique, mais pas en temps réel, et ne peu échanger que quelques données.

A 600 bars, protéger l'électronique de la pression

« A 6 000 mètres, le robot peut rejoindre l’intégralité des fonds sous-marins, » explique Ewen Raugel, ingénieur à l'Unité Systèmes sous-marins de l’Ifremer.  Il rejoindra Victor et Nautile, les deux autres machines de l’Ifremer capables d’aller jusqu’à 6 000 mètres de profondeur, mais moins libres car encore tenues par un câble d’alimentation et de communication avec la surface, d’où elles sont télé-opérées. S’il existe d’autres AUV commercialisés par des industriels capables de descendre aussi bas, ce nouveau robot est conçu sur mesure pour les besoins de cartographie de l’Ifremer et sera capable de rester en « vol stationnaire », c’est-à-dire de garder un point fixe, pour s’approcher jusqu’à 5 ou 10 mètres du fond, et prendre des photos correctes. « Nous sommes capables d’ajouter de plus en plus d’intelligence aux robots sous –marins, se félicite Ewen Raugel. Nous nous appuyons pour cela sur les fonctions d’autonomie développées plus largement dans la communauté robotique. »

Devant l’autonomie et la communication, la pression gigantesque de 600 bars exercée sur A6K est de loin la contrainte la plus exigeante sur les équipements. « La pression dimensionne totalement l’architecture du robot sous-marin, souligne Ewen Raugel. La partie électronique, là où est l’intelligence du robot, est la plus sensible. Elle est  protégée de la pression par des enceintes de titane, le matériau qui offre le meilleur rapport poids/résistance à cette profondeur. Nous regardons aussi des batteries lithium-ion qui soient résistantes à une telle pression. »

Exploration minière et inspection de pipelines

Après une période de développement de trois ans, A6K réalisera ses premières plongées en 2019. « L'association entre la cartographie de longue endurance et des capacités de survol en mode stationnaire aura un fort potentiel dans divers domaines d'application, notamment en vue d’une future commercialisation par ECA Group. Les capacités du système de cet AUV, intitulé A6K, sont particulièrement intéressantes pour des missions telles que l'exploration minière en haute mer, les inspections de pipelines de pétrole / gaz, les missions de sauvetage et l'exploration de ressources minérales", souligne Claude Cazaoulou, Directeur Commercial et Développement des Affaires d’ECA Group pôle Robotique à Toulon.

Abonnez-vous et accédez à l’intégralité de la veille technologique

Commentaires

Réagissez à cet article

* Informations obligatoires

erreur

erreur

erreur