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A Lille, des étudiants ingénieurs créent une main bionique imprimable en 3D

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Par publié le à 10h14

A Lille, des étudiants ingénieurs créent une main bionique imprimable en 3D

Une vingtaine d'étudiants de l'école d'ingénieurs Isen ont développé plusieurs prototypes d'un exosquelette pour membre supérieur à destination des personnes ayant perdu l’usage partiel ou total de leur main. Baptisé Print'hand, le dispositif, en partie imprimable en 3D, est relié à une application mobile. 

« Jamais nous aurions imaginé qu’un projet de fin d’études nous aurait mené à la création d’une start-up », racontent à l’unisson Clément Letellier et Sylvain Delobel, deux étudiants en dernière année du cycle robotique de l’Isen Lille. Le tandem fait partie des 23 étudiants qui ont planché pendant plusieurs mois sur le développement d’une prothèse de main robotique.

Baptisé Print’Hand, le dispositif est un exosquelette pour membre supérieur à destination des personnes ayant perdu l’usage partiel ou total de leur main. Celui-ci embarque trois capteurs myoélectriques qui détectent la contraction du biceps et qui transfèrent ces informations à une carte électronique. Celle-ci réalise un traitement du signal et l’amplifie. « Ce signal est alors utilisable pour notre microcontrôleur qui pilote les six moteurs du dispositif disposés au niveau de chaque doigt et du poignet », précise Sylvain Delobel. D’autres capteurs ont été placés au bout des doigts pour connaître la force exercée sur l’objet saisi.

En ligne de mire : une version commercialisable à moins de 1 000 euros

La main bionique est composée d’un gant intérieur sur lequel est fixée l’ossature, fabriquée en plastique ABS à partir d’une imprimante 3D mise à disposition par l’entreprise Dagoma. Un brassard situé en haut du bras embarque l’alimentation et les capteurs myoélectriques. Le tout dispose d’une connexion Bluetooth qui permet de connecter la prothèse à une application Android. L’application dispose de deux modes. Le mode exercice est dédié à la rééducation de la main avec des mouvements prédéfinis tandis que le mode libre permet de saisir des objets de la vie quotidienne et de choisir le nombre de doigts que l’on souhaite actionner.

Les étudiants en sont à leur troisième prototype. Désormais, seuls quatre d’entre eux vont poursuivre l'aventure. Ils entendent créer une start-up pour développer une version commercialisable de Print'Hand. Celle-ci pourrait être proposée à moins de 1 000 euros.

En France, le concept de main bionique n’est pas nouveau. Nicolas Huchet, qui figure parmi les dix jeunes innovateurs français distingués par le MIT en 2015, est à l’origine du projet Bionicohand. A partir des plans Open Source du robot InMoov développé par Gaël Langevin, il a fabriqué la main robotique Bionico, réalisable par impression 3D.

Regardez la vidéo de présentation du troisième prototype :

 

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