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A l'EMO, un souffle de fraîcheur sur la machine-outil

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Par publié le à 16h35

A l'EMO, un souffle de fraîcheur sur la machine-outil

L'Orbitec 20 de Mazak

L’EMO, le plus grand salon international du travail des métaux a ouvert ses portes, ce lundi 19 septembre 2011, à Hanovre. Pour la première fois DMG et Mori Seiki, dont la fusion a donné naissance au premier constructeur mondial de machines-outils, exposent ensemble. Mazak présente une fraiseuse horizontale pour usiner les pièces non symétriques, tandis que Mag lance l’ère de l’usinage cryogénique.

Pour son galop d’essai à l’EMO, le nouveau géant de la machine-outil DMG/Mori Seiki a vu les choses en grand : il occupe les 7 600m² du Hall 2. Rien que ça. Parmi les vingt-cinq ''premières mondiales'' présentées, nous retiendrons le centre de perçage-fraisage Milltap 700, première conception conjointe des deux sociétés fusionnées depuis l’été 2011. Au-delà de son design sympathique, le changement d’outil sur la Milltap 700 se fait en moins de 1,1 seconde, grâce au magasin intégré à la broche (25 outils maximum). Comme sur la plupart des nouvelles machines présentes sur le salon d’Hanovre, celle de DMG/Mori Seiki est équipée du pupitre 840D solutionline de Siemens. « Nos deux usines, en Allemagne et en Chine, sont prêtes à la fabriquer, indique Alexandre Lahaye, Directeur général de DMG France. Les premières séries sortiront en janvier ou février 2012. Nous comptons en produire 2000 en 2013 ».

Elle peut même intégrer une autre nouveauté, la PROGRESSline, qui indique l’avancée de l’usinage de la pièce (en haut à droite sur la photo ci-dessous).

                                

La nouvelle Milltap 700, première née du développement conjoint de DMG et Mori Seiki, propose un espace de travail de 700 x 420 x 380 mm et une vitesse de déplacement de 60 mètres par minute. Elle sera vendue un peu moins de 60 000 euros.

A l’extrême opposée de l'immense salon, Mazak, qui s’est montré plus raisonnable au niveau des mètres carrés, expose 24 machines. L’Orbitec 20 a particulièrement retenu notre attention. Cette machine, présentée pour la première fois à l’IMTS 2010, permet l’usinage de pièces non-centrées monobloc, principalement pour l’exploitation du pétrole. La fraise est placée sur une broche horizontale proposant deux mouvements circulaires non-concentriques, comme le montre cette vidéo :


          



L'usinage à l'age de glace

Entre les deux, avec un stand encore plus petit, Mag (qui vient d’acheter Forest-Liné) porte la plus grosse innovation croisée sur le salon : l’usinage cryogénique.

Une bouteille d’azote liquide intégrée à la machine délivre son gaz à -196°C et 3 bars à travers des circuits créés dans la broche, l’outil et chaque plaquette de la fraise. Le fluide arrive ainsi à l’endroit où il est utile pour refroidir l'outil et les matériaux difficiles à usiner : titane, alliages Inconel, aciers durcis. « Cette technologie est aussi utilisable sur la fibre de verre ou la fibre de carbone : la résine ne fond pas, il n’y a donc pas de délaminage, assure Martin Winterstein, responsable marketing du groupe. Le prix est 10 à 15 % plus cher que celui d’une machine classique mais cette solution dispense des frais de liquide de coupe et de pompes et augmente la durée de vie de l’outil ». Voilà qui devrait intéresser le secteur aéronautique et les producteurs de turbines d’éoliennes. C’est d’ailleurs chez Lockheed Martin que la technologie a été qualifiée.

                                 

                                              L'usinage cryogénique chez Mag 
                                      par injection d'azote liquide à travers l'outil.

 

De notre envoyé spécial à Hanovre
Charles Foucault

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