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A Grenoble, Engie Cofely inaugure une centrale de production d’hydrogène « vert »

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Par publié le à 11h24

A Grenoble, Engie Cofely inaugure une centrale de production d’hydrogène « vert »

L'hydrogène à destination du CEA nécessite une étape de purification.

Le 25 juin, la filiale Pôle Utilités Services d’Engie Cofely a inauguré une centrale de production d’hydrogène par un procédé d’électrolyse sur le campus Minatec de Grenoble. Stocké sous forme solide ou gazeuse, l’hydrogène servira aux besoins du CEA et à l’alimentation d’une flotte de 25 véhicules électriques Kangoo ZE équipés d’une pile à combustible.

Sur le site du CEA à Grenoble, Engie Cofely a inauguré lundi 25 juin une centrale de production d’hydrogène par électrolyse. Avec trois niveaux de pureté en sortie, elle alimentera une flotte de 25 véhicules électriques Kangoo ZE et fournira au CEA l’hydrogène dont il a besoin, notamment pour ses procédés de fabrication de wafers en silicium. « C'est la première fois que nous allons opérer une installation de production d'hydrogène pour l'industrie et la mobilité », précise Etienne Vogt, directeur de Pôle Utilités Services (PUS), filiale d’Engie Cofely créée en 2006 dans le but de fournir un certain nombre de gaz et fluides au campus Minatec de Grenoble.

Composée de trois électrolyseurs alcalins de 10 Nm³/h fournis par la société McPhy, la centrale a une capacité de production de 150 000 Nm³/an. En entrée, de l’eau désionisée et de l’électricité. « Nous l’achetons sur le marché avec des certificats de garantie d’origine renouvelable. », précise M. Vogt. En sortie, de l’oxygène rejeté à l’atmosphère et de l’hydrogène stocké de deux façons : dans des bouteilles sous forme gazeuse et sur des galettes d’hydrures métalliques sous forme solide. « Ce mode de stockage solide est une innovation développée par le CEA et aujourd’hui commercialisée par McPhy, poursuit Etienne Vogt. Elle permet de stocker à plus basse pression et d’inerter la molécule hydrogène parce qu’elle se fixe sur les hydrures métalliques. »

Vers un hydrogène plus « vert »

L’alimentation des 25 Kangoo ZE grenoblois entre dans le cadre du projet HyWay. L’objectif est de tester la mobilité hydrogène avec des flottes d'entreprises sur un périmètre urbain ou péri-urbain. L’hydrogène utilisé est transformé en électricité pour recharger la batterie grâce à une pile à combustible intégrée au véhicule par la société Symbio. Une autre partie du projet se déroule à Lyon avec 25 autres véhicules du même type mais alimentés au niveau d’une station par des bouteilles achetées. « Ils ont lancé le projet pour produire l’hydrogène sur la station à partir de l'électrolyse de l'eau », précise M. Vogt.

Aujourd’hui, 95 % de l’hydrogène produit en France et utilisé en majorité dans la chimie l’est à partir de combustibles fossiles, principalement par « vaporeformage » de gaz naturel. Celui-ci libère l'hydrogène qu'il contient lorsqu'il est exposé à de la vapeur d’eau très chaude. Le procédé est fortement émetteur de CO2 : 13 tonnes de CO2 émises pour 1 tonne d’hydrogène produite selon les chiffres cités dans le plan de déploiement de l’hydrogène dévoilé par le Ministre de la transition écologique Nicolas Hulot le 1er juin dernier. « Chez Engie, nous n’avons pas vocation à faire cela, insiste Etienne Vogt. Notre vocation est de produire de l’hydrogène par électrolyse à partir d’électricité renouvelable. C’est ce que nous faisons dans nos projets dès lors qu’il y a une centrale de production. »

 

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