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5 technologies duales pour résoudre les problèmes d'eau de la Défense présentées à Toulouse

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Par publié le à 12h34

5 technologies duales pour résoudre les problèmes d'eau de la Défense présentées à Toulouse

Station mobile de traitement de l'eau développée en partenariat par Cegelec Defense et Polymem.

Une journée technologique « Eau et Défense » a réuni à Toulouse près de 200 acteurs économiques (grands groupes, PME et laboratoires de recherche) positionnés sur les problématiques de l'eau. Objectif : les sensibiliser aux problématiques de l'eau dans les armées et favoriser le développement de technologies duales.

Les enjeux liés à l’eau sont nombreux pour le secteur de la défense, avec des spécificités liées à des contraintes opérationnelles et réglementaires. Pour les acteurs de la défense et de la sécurité, l'approvisionnement en eau nécessite souvent de s'affranchir des infrastructures locales existantes. L'eau mobile, c'est à dire les systèmes autonomes pour assurer un approvisionnement en eau de qualité, en tout lieu et toutes circonstances, étaient ainsi au cœur des échanges de cette journée technologique « Eau et Défense », organisée à Toulouse ce jeudi 15 décembre, par l'agence régionale de développement économique Madeeli. Un événement organisé en partenariat étroit avec le ministère de la Défense, le pôle de compétitivité Eau, qui fédère les acteurs de la filière eau des régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur, Cegelec Défense et les deux clusters régionaux, Water Sensors and Membranes (WSM) à Toulouse et SWELIA, à Montpellier. A la clef : favoriser les échanges entre les services achats des armées et permettre aux entreprises, et plus spécifiquement aux PME, de développer leur portefeuille clients, de trouver de nouveaux fournisseurs ou de nouer des partenariats de recherche.

Des besoins en production, en analyse, en conditionnement

Une occasion de découvrir les enjeux et besoins du secteur de la défense au travers d’interventions d’experts techniques, d’acheteurs et d’opérationnels du ministère de la Défense. Avec parfois l'expression de besoins très précis, sur l'amélioration des performances des stations mobiles de traitement de l'eau, sur les outils d'analyse et de contrôle qualité, sur les moyens de conditionnement. Au titre des performances recherchées : des équipements plus intégrés, plus légers, simples d'utilisation, robustes... des kits de traitement d'eau ou des mallettes d'analyses adaptés aux besoins des armées en campagne. Mais aussi des besoins plus inattendus dans le domaine du transport de l'eau. « Nous sommes en recherche d'une solution pour le transport de l'eau en citernes solides, qui permettrait d'éviter le déséquilibre engendré par l'effet de ballant quand la citerne est à moitié vide, précise le commandant Daniel Feuillade, du régiment Soutien du Combattant de Toulouse. Pour les citernes souples, nous serions également preneurs d'un process qui permette aux parois de se reconditionner en cas d'impact de balles. »

5 produits ou des technologies duales présentées

Chaque atelier a été l'occasion pour des entreprises venues de toute la France de présenter leurs produits et innovations technologiques. Parmi elles : la société marseillaise Watercase et sa valise de 20 kilos qui permet de produire de l'eau osmosée ou de l'eau ultrafiltrée, en fonction des besoins ; Adequatec (La Rochelle, en Charente-Maritime) et son procédé de déshydratation des boues d'effluents, compacte, autonome et à faible consommation d'énergie ou encore la Nantaise des Eaux Ingénierie, basée à Sainte-Luce-Sur-Loire (Loire-Atlantique) et ses unités compactes de production d'eau potable embarquées en containers. Polymem est venu en voisin. Basée à Castanet (Haute-Garonne), cette PME de 45 salariés est le seul fabricant français de modules de filtration à base de membranes fibres creuses organiques pour le traitement de l'eau.

A signaler également la présence de la startup Lumina Environnement, tout juste créée à Ales (Gard), venue présenter son procédé de photocatalyse, qui permet, sur l'action de la lumière de dégrader de nombreux polluants biologiques et chimiques. La recherche publique toulousaine n'était pas en reste, avec notamment une équipe du LGC (Laboratoire de Génie chimique) venue présenter ses travaux sur des méthodes analytiques en vue d'augmenter la sensibilité des capteurs pour la détection de métaux lourds dans l'eau et une équipe du LAAS (Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes), qui travaille sur la réduction des temps de mesure dans la détection de contaminants, grâce au développement de nouveaux brocanteurs.

Pour tous les participants, une constante : la difficulté pour une PME de concrétiser un marché ou un partenariat technologique avec la défense. « Les portes d'entrées sont nombreuses et ce n'est pas simple de s'adresser à la bonne personne », témoignent de nombreux chefs d'entreprise. C'était tout l'enjeu de cette journée.  

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