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48 heures pour hacker l’Internet industriel de GE

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Par publié le à 16h30

48 heures pour hacker l’Internet industriel de GE

La Digital Foundry parisienne de GE organisait la semaine dernière un premier hackathon sur l'Internet Industriel.

La Digital Foundry parisienne de GE organisait la semaine dernière son premier hackathon dédié à l'Internet industriel. Répartis en huit équipes, les étudiants ont planché sur des problématiques liées à la santé, à la maintenance prédictive des moteurs d'avion et à la consommation énergétique. Grâce à ce type de manifestation, GE Digital entend faire grossir sa communauté de développeurs autour de sa plate-forme Predix. 

Certains répètent leur pitch, d’autres tentent de régler un  problème de code de dernière minute ou finalisent leur présentation… A l’entresol du Centorial, l’ambiance est studieuse. Penchés sur leurs ordinateurs, les étudiants n’ont plus que quelques minutes avant de présenter leur prototype devant le jury. C’est la fin d’un hackathon de deux jours, organisé les 19 et 20 octobre derniers par GE Digital.

Accélérer le développement de Predix

A première vue, ce hackathon ressemble à tous les autres. A un détail près. Les étudiants, issus de cinq écoles d’ingénieurs et de data scientists (Esiea, Epitech UTC, PSL et DSTI), planchent sur de vrais jeux de données issus d’équipements industriels. Il s’agit du premier hackathon sur l’Internet industriel qu’organise la Digital Foundry parisienne de GE. Inauguré en juin dernier, ce centre de R&D entend capitaliser sur l’écosystème numérique pour accélérer le développement de Predix, la plate-forme de GE dédiée à l’Internet des objets industriels.

 « Le hackathon s’organise autour de trois challenges liés à trois business de GE », explique Robin Louvet, responsable de la communauté des développeurs Predix à la GE Digital Foundry. Le premier s’appuie sur des jeux de données de la consommation de bâtiments fournis par GE Energy Connections. Le deuxième sur un jeu de données issu de capteurs de températures et de pression d’une turbine d’un moteur, fourni par GE Aviation. Le dernier challenge s’appuie sur un jeu de données de GE Healthcare, et plus particulièrement du logiciel DoseWatch, un logiciel de management de la dose de radiation reçue par les patients.

Application de santé, réseaux intelligents et maintenance prédictive

L’équipe de Samuel de Maleprade a choisi de plancher sur le challenge « santé ». « Les dispositifs de rayons X sont connectés au cloud, ce qui permet de recueillir et d’analyser les réglages des machines pour déterminer les pratiques les plus usuelles » raconte l’étudiant de DSTI. A partir des données anonymisées, lui et ses camarades ont développé une application web qui permet au praticien de comparer facilement les doses que les autres praticiens, de son hôpital ou de son pays, ont attribué à d’autres patients selon les zones à traiter. « Le but est de limiter l’exposition des patients aux radiations tout en leur proposant un traitement efficace » poursuit le jeune data scientist.

Deux tables plus loin, des étudiants de l’Etsi et d’Epitech travaillent sur une application de maintenance prédictive pour les moteurs d’avion. A partir des jeux de données, ils ont construit un modèle mathématique qui permet de comprendre comment fonctionne le moteur et d’identifier, grâce à des motifs particuliers, quand celui-ci présente un signe de comportement anormal. L’objectif final étant de pouvoir optimiser les opérations de maintenance.

De l’autre côté de la salle, plusieurs équipes ont choisi de travailler sur le challenge « énergie ». L’une d’elles a développé des algorithmes statistiques et de machine learning pour prédire la consommation et la production d’électricité d’un regroupement de maisons afin que les habitants de ces dernières puissent adapter leurs usages.

Proposer un hackathon par trimestre

Avec ce hackathon, GE Digital souhaite sensibiliser les data scientits et les développeurs aux spécificités de l’Internet industriel, qui doit associer données physiques issues des machines et approche statistique pour mettre au point des applications pertinentes. 

Les équipes de GE ne s’en cachent pas : c’est un moyen de faire grossir la communauté de développeurs indépendants qui pourraient travailler sur la plate-forme Predix. Un an après son lancement officiel, celle-ci compte déjà une communauté de 16 000 développeurs. Mais GE en veut encore plus pour opérer un véritable passage à l’échelle. Le centre de recherche parisien prévoit donc d'organiser un hackathon physique par trimestre et de développer parallèlement des hackathons en ligne sur une durée d'un mois. 

Les gagnants du hackathon pourront, eux, décrocher un entretien avec les équipes de la Digital Foundry et peut-être un obtenir un stage, et, plus tard, un poste. Car le centre de recherche recrute. De 75 collaborateurs aujourd'hui, la structure devrait en compter 250 en 2018. 

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