Veille technologique

pour les professionnels de l’industrie
S’abonner

S’inscrire à l’hebdo de la techno :

Rechercher sur Industrie & Technologies

Facebook Twitter Google + Linkedin Email
×

30 ans de calcul intensif au service de l'aéronautique et de l'environnement

| | | | | | |

Par publié le à 07h27

30 ans de calcul intensif au service de l'aéronautique et de l'environnement

Créé en 1987 à Toulouse, le Cerfacs (Centre Européen de Recherche et de Formation Avancée en Calcul Scientifique) vient de fêter ses 30 ans et s'apprête à définir sa nouvelle feuille de route pour 2018-2022. Une occasion pour ses associés de renouveler leur engagement dans cette structure mutualisée unique en son genre, dédiée au calcul haute performance.

« Depuis sa création en 1987, le Cerfacs joue un rôle très particulier en matière de mutualisation dans le domaine du calcul intensif, avec le développement de méthodes et d'algorithmes qui contribuent largement aux grands programmes de développement de l'aéronautique et du spatial et à la perception des grands phénomènes climatiques ou environnementaux », rappelle Catherine Lambert, directrice du centre de recherche.

Un pionnier en matière de mutualisation

Le Cerfacs associe au sein d'une société civile de recherche 3 grands organismes publics de recherche, Meteo France, le Cnes et l'Onera, et 4 industriels, Airbus, Safran, EDF et Total. Ces 7 partenaires ont décidé de mettre en commun à la fois des moyens de calcul et des équipes de recherche multi-disciplinaires (physiciens, mathématiciens appliqués, analystes numériques, informaticiens...), pour concevoir et développer des méthodes et solutions logicielles innovantes. Au fil du temps, le centre de recherche toulousain a noué des partenariats forts avec le CNRS, via la création d'une unité de recherche associée, l'Irit, avec la création d'un laboratoire commun, le CEA ou encore l'Inria, avec lesquels ont été signés des accords de coopération.

La prise en compte de phénomènes de plus en plus complexes

L'ambition du Cerfacs est de répondre aux besoins des secteurs de l’aéronautique, du spatial, du climat, de l’énergie et de l’environnement, dans les domaines de la modélisation, de la simulation et du calcul haute performance. Les principaux axes applicatifs sont l'aérodynamisme, la compréhension des phénomènes de combustion et des turbines à gaz, le climat et l'observation de la Terre, l'énergie et l'environnement.

« Nous travaillons sur de grands projets qui nécessitent le couplage de phénomènes physiques pour des approches systémiques de plus en plus complexes », souligne Catherine Lambert. A son actif, le développement du coupleur Oasis, qui permet de réaliser des simulations tenant compte à la fois de données océanographiques et atmosphériques, ou encore du coupleur Open Palm, un logiciel qui rend possible l'exécution concurrente et l'intercommunication de simulations et permet notamment aux industriels de l'aéronautique de disposer d'outils de simulation intégrant les paramètres de plusieurs sous-systèmes. A la clef : une meilleure compréhension des systèmes et une réduction des cycles de conception, que ce soit pour les avions, les moteurs ou les lanceurs.

« Le Cerfacs a aussi une compétence reconnue dans l'utilisation des données, qui contribue à l'élaboration de nouveaux modèles et algorithmes pour une meilleure prédiction météo, dans des échelles de temps qui peuvent aller de 10 jours à 10 ans, en tenant compte des incertitudes », précise Fabienne Casoli, directrice adjointe à la direction de l'innovation, des applications et de la science au Cnes.

Toujours plus de puissance de calcul

Pour conduire ses travaux de recherche, le Cerfacs s'appuie sur un effectif de 130 personnes, dont environ 50% de doctorants et post-doctorants, et sur l'accès aux supercalculateurs de ses partenaires, notamment à ceux du centre de calcul de Météo France. Il a également ses propres moyens de calcul, qui sont renouvelés régulièrement. Une course en avant pour maintenir son niveau d'expertise. Dernière acquisition en date : le Nemo, fourni par Lenovo en fin d'année 2015 et qui permet au Cerfacs de disposer d'une puissance globale de calcul de 320 Tflop/s. Une nouvelle acquisition est attendue pour début 2018 (l'appel d'offres est en cours), qui lui permettra de franchir le cap des 500 Tflop/s et d'aborder sereinement sa prochaine feuille de route, en cours de réflexion, pour la période 2018-2022.
Abonnez-vous et accédez à l’intégralité de la veille technologique

Commentaires

Réagissez à cet article

* Informations obligatoires

erreur

erreur

erreur