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Villes et usines du futur : cinq pépites franciliennes à suivre de près

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Par publié le à 09h38

Villes et usines du futur : cinq pépites franciliennes à suivre de près

Le pôle de compétitivité Systematic fêtait hier ses 10 ans. L'occasion de mettre en avant les entreprises qu'il accompagne.

Une technologie pour faire parler tous les objets connectés entre eux, une solution pour optimiser la sécurité des sites sensibles, un OS temps réel pour les applications embarquées, un calculateur d'itinéraire multimodal en Open Source, un logiciel pour réduire la consommation énergétique des industriels... La rédaction d'Industrie & Technologies vous propose de découvrir cinq jeunes entreprises prometteuses épaulées par le pôle de compétitivité Systematic, spécialisé dans les infrastructures numériques et les métiers du logiciel.

Systematic a soufflé sa 10e bougie mardi 26 mai. Pour l’occasion, le pôle de compétitivité, basé en Ile-de-France, a investi le Palais Brongniart pour organiser une série de conférences sur l’usine et la ville du futur et mettre en avant les entreprises qu’il accompagne. Cinq ont particulièrement retenu notre attention.

Optiflows : le chef d’orchestre des objets connectés

Faire communiquer entre eux les objets qui ne parlent pas la même langue. C’est ce que propose la start-up Optiflows à l’origine de la solution Surycat. « Comme la nouvelle fonctionnalité Translator de Skype, notre technologie permet de traduire en temps réel les différents langages utilisés par des objets de différentes générations » explique Christophe Le Dantec, le directeur général et cofondateur de l’entreprise créée fin 2011. La société, qui compte aujourd’hui 17 salariés, commercialise sa solution auprès des hôpitaux, des collectivités, des hôteliers et des industriels. Plutôt que de proposer à ses clients de renouveler la totalité de leurs équipements pour s’équiper des objets connectés de dernière génération, Optiflows leur propose de garder les mêmes outils qui seront simplement reliés à un boîtier qui permet de transformer une information 1-0 en information IP. Optiflows utilise ensuite une architecture logicielle multi-agents et des protocoles de "chat" en s’appuyant sur la loi de Metcalfe, selon laquelle plus il y a d’utilisateurs dans un réseau, plus ce réseau aura de valeur, pour faire parler les objets entre aux et, in fine, faire émerger de nouveaux services. Comme le propose le service IFTTT (If This Then That) sur le web, la solution Surycat va permettre à chacun de créer sa propre recette pour automatiser certaines tâches dans le monde réel. Dans une usine, le dispositif permettra, par exemple, que lorsqu’une alarme technique (stockage, chaufferie, chaîne du froid) se déclenche cela génère automatiquement la bonne intervention au bon moment. Depuis sa création, la start-up a déployé sa solution sur 400 sites en France, en Belgique, en Espagne, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis.

Egidium technologies va piloter la surveillance de la Cité interdite 

Spin-off du groupe EADS, Egidium technologies a mis au point un logiciel qui permet d’optimiser la supervision et la coordination de la sécurité des sites industriels, des OIV (opérateurs d’importance vitale) et des grands événements. « Notre logiciel s’interface avec l’ensemble des systèmes de sécurité (alarme, vidéo, contrôle d’accès, etc.) qui souvent fonctionnent en silo » explique Pierre-Yves Le Guen, CMO de l’entreprise. Le logiciel permet ainsi de fusionner les données et d’apporter une aide à la décision aux agents de sécurité et décideurs. Déployée, par exemple, sur le salon du Bourget, la solution s’interconnecte au dispositif de sécurité fixe et aux agents en mobilité qui sont, eux-mêmes, équipés d’une application mobile dédiée. Celle-ci va permettre de les géolocaliser pour mobiliser la bonne personne en cas d’incident et leur permet de faire remonter certaines informations du terrain comme une vidéo ou des précisions sur le protagoniste de l’incident. A moyen terme, le dispositif permet également de faire des retours d’expérience pour améliorer la gestion de la sécurité ou poursuivre une investigation. Une autre fonctionnalité permet, quant à elle, de faire un traitement statistique des incidents. Un moyen « d’identifier les trous dans la raquette » et de travailler sur la stratégie de sécurité à un plus haut niveau. Il y a quelques mois, l’entreprise qui compte une vingtaine de collaborateurs a noué un contrat pour gérer la surveillance de la Cité interdite de Pékin.

Krono-Safe : l'OS temps réel qui séduit les industriels

Fondée en 2011, la start-up Krono-Safe industrialise une technologie initialement développée au sein du CEA. « Nous avons développé une nouvelle génération de système d’exploitation en temps réel (RTOS en anglais pour Real Time Operating System) destinée aux applications embarquées où le temps réel est critique. Notre logiciel est le chef d’orchestre de tous les calculateurs électroniques liés à des fonctions critiques», résume Nicolas Lemonnier, directeur commercial de l’entreprise. Dédiée aux secteurs industriels comme l’automobile, l’aéronautique, l’énergie ou encore le médical, la solution est capable de traiter les informations transmises par de multiples capteurs. Présentée comme une véritable boîte à outils, la suite logicielle mise au point par Krono-Safe permet aux développeurs d’écrire leurs contraintes et de garantir, grâce à un modèle mathématique sous-jacent, le comportement temporel de l’application. Une approche qui permet de réduire la phase de tests des logiciels et qui a permis à la jeune entreprise de nouer des contrats avec de grands comptes comme Safran, Alstom ou encore Schneider Electric. L’entreprise a récemment été sélectionnée par Business France et BpiFrance dans le cadre d’UbiMobility, un programme d’accélération dans le domaine du véhicule connecté et autonome.

Evolution Energie veut gérer 10% de l'énergie européenne en 2016

Fondée il y a un peu plus de quatre ans, la start-up Evolution Energie est restée très discrète. Pourtant, grâce à son logiciel, elle assure aujourd’hui gérer 6% de l’énergie en Europe. « Nous avons préféré nous attaquer au domaine industriel, et non aux bâtiments intelligents, car nous nous sommes aperçus que près de 40% de l’énergie était consommée par les industriels... Et ce, depuis un tableau Excel !» raconte, souriant, Erwin Guizouarn, CEO et cofondateur de l’entreprise. A l’époque, cet ancien acheteur en énergie réalise qu’il n’existe aucun outil qui permet aux industriels de calculer très précisément leur facture énergétique dans le monde entier et de connaître les détails de consommation de chacun de leurs sites. Le logiciel développé par Evolution Energie permet donc de savoir très précisément ce qui est consommé, combien cela coûte et quels sont les risques liés à l’énergie. Une approche qui permettrait aux clients de réaliser environ 20% d’économies d’énergie. « Nous récupérons les données nécessaires soit dans le système de comptage de notre client soit au niveau du réseau de transport de l’énergie », précise Erwin Guizouarn. Parmi ses clients, l’entreprise compte Total ou encore les Aéroports de Paris, qui entendent développer d’ici la fin de l’année un tableau de bord sur lequel seraient regroupées les données issues de plus de 20 000 compteurs. La start-up vient également de signer un contrat avec Singapore Air Liquide (Soxal) et espère gérer 10% de l’énergie en Europe d’ici la fin 2016.

Oslandia concocte un calculateur d'itinéraire multimodal en Open Source

Fondée il y a un peu plus de cinq ans, Oslandia développe des systèmes d’informations géographiques en Open Source. « Concrètement, nous construisons des logiciels qui permettent de manipuler l’information spatiale, c’est-à-dire une information rattachée à un territoire » explique Vincent Picavet, directeur associé de la société. La technologie d’Oslandia permet donc de capter la donnée, de l’enregistrer, de l’analyser en la croisant avec d’autres données et de l’envoyer à d’autres systèmes d’information. « Nous développons aussi les interfaces qui permettent de naviguer en 3D ou  en 2D dans ces informations », précise Vincent Picavet. Développés en open source, les logiciels sont disponibles gratuitement. Oslandia, elle, vend du service autour de ces logiciels. Parmi ses clients : des collectivités territoriales, afin d’optimiser par exemple la gestion de l’éclairage public, mais aussi des grands comptes, comme Veolia, EDF et la SNCF, et des petites structures. « Nous avons, par exemple, collaborer avec la start-up Sensorly qui mesure la qualité du réseau téléphonique et qui avait besoin de notre expertise en cartographie » raconte l’entrepreneur. Oslandia compte aujourd’hui 7 collaborateurs et des clients présents en France, en Suisse, en Belgique, au Québec, au Sénégal, en Allemagne et en Islande. Dans les mois à venir, l’entreprise compte se diversifier avec le déploiement d’un calculateur d’itinéraire multimodal en Open Source et le développement, en collaboration avec l’IGN, d’une technologie de captation de données en 3D pour pouvoir établir facilement et avec un haut niveau de précision le modèle 3D d’un bâtiment.  

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