Révolution dans l'impression 3D : une techno phare passe dans le domaine public

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Par publié le à 11h40

Révolution dans l'impression 3D : une techno phare passe dans le domaine public

Le prototypage rapide par fabrication additive est devenu beaucoup plus accessible ces dernières années avec l'expiration de certains brevets technologiques. Suite à cela, un réel engouement s'est créé pour ce que l'on appelle désormais l'impression 3D, qui recouvre en fait plusieurs technologies de fabrication. Mais le fait que les plus puissantes de ces technologies soient encore brevetées reste un facteur limitatif. Le récent passage dans le domaine public d'un brevet portant sur l'une de ces techniques pourrait changer la donne.

L'impression 3D désigne en fait plusieurs technologies de production. On distingue notamment la FDM (modelage par dépôt de matière en fusion), la SLA (stéréolithographie), et la SLS (frittage laser sélectif), entre autres. La technologie FDM est la seule utilisée par les imprimantes 3D à bas coût à l'heure actuelle, et pour une bonne raison : le brevet de cette technologie, déposé dans les années 80 par son inventeur S. Scott Crump afin d'en assurer la commercialisation par sa société Stratasys, a expiré.

Cela a conduit à une explosion de projets open source qui ont permis une rapide baisse du coût des imprimantes 3D, passant en quelques années de sommes supérieures à 10 000 euros à moins de 300 euros pour les plus basiques. Devant le succès rencontré par ces nouvelles imprimantes, Stratasys a d'ailleurs racheté MakerBot en 2013 pour 403 millions de dollars.

Et c'est au tour du procédé SLS, inventé par Carl R. Deckard, de passer dans le domaine public. Depuis deux jours, son brevet vient  d'expirer, comme le rapporte ExtremeTech. Cette technologie, plus précise que la FDM et permettant surtout d'imprimer beaucoup plus de matériaux, pourrait alors potentiellement trouver une seconde vie auprès de la scène open source, et voir en conséquence son prix baisser et son accessibilité accrue auprès des utilisateurs. Une imprimante SLS peut en effet coûter plus de 200 000 euros à l'heure actuelle.

Ce qui fait l'attractivité de cette technologie par rapport aux autres ? La capacité des imprimantes qui l'utilisent à travailler non seulement sur du plastique mais également sur du métal, du verre, de la céramique, et n'importe quel autre matériau qu'il est possible de réduire en poudre afin de le fritter (chauffer jusqu'à souder, mais sans atteindre la fusion) par laser.

Les choses ne sont évidemment pas si simples, car il existe d'autres brevets détenus par des industriels qui couvrent certaines facettes spécifiques du frittage laser sélectif, mais c'est un début encourageant. Si cette technologie devenait plus accessible, cela augurerait d'une nouvelle aube pour l'impression 3D, où les possibilités iraient bien au-delà de ce qui est faisable aujourd'hui.

Ci dessous une démonstration en vidéo des possibilités de l'impression 3D en métal par SLS :

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Commentaires

Une réaction

CA
Le 10/02/2014 à 14h52
Et il faudrait même aller au-delà des aspects techniques pour commencer à analyser les effets potentiellement profonds de cette technologie. Voir par exemple un article récent dans ce sens : Y. Rumpala, « L’impression tridimensionnelle comme vecteur de reconfiguration politique », dans la revue Cités, n° 55, 2013.

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