Phoenix, un exosquelette version "light"

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Par publié le à 10h05

Phoenix, un exosquelette version light

Paralysé de la taille aux pieds après un accident de BMX, Steven Sanchez peut désormais se tenir debout et marcher grâce à l'exosquelette Phoenix de la start-up SuitX.

La start-up californienne SuitX vient de présenter un nouvel exosquelette. Le dispositif se distingue des autres produits du marché par son poids, environ 12 kg, et son prix : 40 000 dollars contre 77 000 dollars pour son principal concurrent.

En 2005, Steven Sanchez se retrouve paralysé après une mauvaise chute en BMX. 11 ans plus tard, il se tient devant le Vatican comme n’importe quel autre touriste et ce, sans avoir subi aucune intervention chirurgicale. Cette faculté, il la doit à une entreprise : la start-up SuitX.

Issue de recherches menées au sein de l'Université de Californie, à Berkeley, la jeune pousse a développé pendant quatre ans un exosquelette ultra-léger. Baptisé Phoenix, le dispositif ne pèse qu’un peu plus de 12 kilos (contre près de 23 kg pour les produits du marché) et permet aux personnes paraplégiques de remarcher. Autre atout de taille : l’appareil ne coûte "que" 40 000 dollars, quand son principal concurrent, Rewalk, coûte 77 000 dollars.

Malgré un prix et un poids très "light", l’exosquelette présente une série de caractéristiques intéressantes. Sur une seule charge, sa batterie permet à l’utilisateur de marcher pendant quatre heures de manière continue à une vitesse de 1,77 km/h. Lors d’une utilisation intermittente, l'autonomie du dispositif s'étend à huit heures. Autre point fort, Phoenix est modulable. Sa configuration peut être adaptée au handicap des utilisateurs et la structure peut s’ajuster selon leur taille. Ces derniers peuvent, en outre, régler une série de paramètres depuis une application mobile dédiée afin de trouver la démarche qui leur convient le mieux.

Une culture du « less is more »

Pour parvenir à proposer de telles caractéristiques, Homayoon Kazerooni, le CEO de la start-up, et ses équipes ont raisonné en s’inspirant de la biomécanique et non des standards de la robotique industrielle. Cette approche a permis de concevoir un projet très "spartiate". Interviewé par le magazine Fast Company, l’entrepreneur explique d’ailleurs que sa philosophie repose sur l'idée que « less is more », moins c'est plus, (une devise empruntée à l'architecte Mies Van der Rohe). Avec Phoenix, il a donc cherché à fournir à l’utilisateur le strict nécessaire pour qu’il puisse se tenir debout, marcher à l’aide de béquilles et s’asseoir.

Les seuls moteurs du dispositif se trouvent donc au niveau des hanches. Concrètement, il suffit à l’utilisateur d’appuyer sur un bouton pour que la hanche gauche pivote en avant. Un calculateur ordonne alors au genou de se desserrer et de se déployer. Quand le pied foule le sol, le même ordinateur indique au genou de se contracter pour supporter le poids de la jambe. Le processus se répète ensuite à droite.

L’exosquelette est d’ores et déjà disponible en précommandes. Les premières livraisons sont prévues pour le mois de mars prochain. En France, la jeune entreprise Wandercraft, notamment soutenue par Xavier Niel, planche elle aussi sur un exosquelette de jambes. Contrairement aux autres exosquelettes, celui-ci se stabilise dans le mouvement, plus besoin donc de béquilles. La commercialisation auprès des établissements de soin est, elle, prévue pour la mi-2017. 

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