Nanoflowcell testera sa voiture à eau salée sur les routes européennes en 2016

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Par publié le à 16h32

Nanoflowcell testera sa voiture à eau salée sur les routes européennes en 2016

La quantino

La Quantino, développée par l'entreprise Nanoflowcell a obtenu son homologation sur route. Déjà dotée d'un système de batteries unique au monde, il s'agit du premier véhicule électrique basse tension à être homologué au monde. Les premiers essais sur route sont prévus pour 2016.

 

La voiture développée par l’entreprise Nanoflowcell, la Quantino, a obtenu l’homologation lui permettant de rouler sur les routes européennes. Présentée comme concept-car lors de l'édition 2015 du Salon international de l'automobile de Genève, la Quantino est, avec sa grande sœur la Quant-E, le deuxième véhicule doté de la technologie Nanoflowcell à être officiellement habilité à rouler sur les routes européennes. Cette homologation sera suivie de tests en condition réelles et devrait aboutir à la fabrication en série de la voiture.

5 fois plus d'énergie stockée pour le même poids que les batteries lithium-ion

Selon ses constructeurs, la Quantino constitue une réponse crédible aux besoins en carburants alternatifs sur le long terme. Comme la Quant-E, le véhicule de recherche embarque une technologie de stockage d'énergie par batteries à flux développée par Nanoflowcell. Les "batteries à flux" sont en réalité la combinaison d'une pile à combustible et d'un accumulateur électrochimique, développées dans les années 1970 par la Nasa pour ses vaisseaux spatiaux, surnommé "batterie à l'eau salée".  La technologie Flow Cell fonctionne à partir de deux liquides ioniques, l’un chargé positivement et l’autre chargé négativement, dont on remplit deux réservoirs séparés dans la voiture, de la même manière qu’on le fait actuellement avec des hydrocarbures. Ces liquides chargés en sels métalliques alimentent en continu une batterie Redox assurant la génération d’électricité. Cette batterie contient deux réservoirs qui vont accueillir chacun l’un des liquides et qui sont séparés par une membrane semi-perméable. Celle-ci laisse passer les protons de manière à pouvoir créer un courant électrique. Le système aurait une capacité massique (énergie stockée rapportée au poids) 5 fois supérieure aux batteries lithium-ion actuellement utilisées dans les véhicules électriques.

Une autonomie de 1 000 km

Contrairement à la Quant-E, la Quantino a en outre un système embarqué basse tension particulièrement adapté à sa battterie à flux. Sa propulsion électrique est alimentée par une tension nominale de seulement 48 V, délivre une puissance totale de 80 kW / 108 ch, ce qui permet à la citadine de passer de 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes. Sa vitesse de pointe est annoncée à 200 km/h. Le système basse tension lui confère une autonomie supérieure à celle des systèmes haute tension généralement présents sur les véhicules électriques. De plus, les risques de décharges électriques causés en cas d'accident ou de réparation des composants haute tension sont éliminés.

Selon ses constructeurs, la Quantino a une autonomie théorique de plus de 1 000 kilomètres en conditions de conduite normales, grâce à deux réservoirs de 175 litres chacun. Les tests d'autonomie sur route qui auront lieu dans le courant de l'année 2016 en Europe permettront de déterminer des valeurs précises à ce sujet. Enfin, précise Nanoflowcell, les fluides ioniques non polluants pour l'environnement et non toxiques sont peu coûteux à produire.

Fondée fin 2013, Nanoflowcell AG est une entreprise innovante centrée sur la recherche et le développement dont le siège social est au Liechtenstein. En plus du développement des véhicules électriques, l'entreprise travaille sur l'application de la technologie nanoflowcell à d'autres secteurs et industries, via ses filiales Nanoproduction GmbH et Nanoresearch SA, fondées en 2014.

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