Green Tech : des start-up pour mettre le numérique au service de la transition écologique

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Par publié le à 14h47

Green Tech : des start-up pour mettre le numérique au service de la transition écologique

Ségolène Royal et Emmanuel Macron à la conférence de presse

Ségolène Royal et Emmanuel Macron ont annoncé leur intention d’ouvrir un incubateur de start-up au ministère : Green Tech. Numérique et traitement des données sont mis au service de l’environnement.

Les ministres de l'Écologie et de l'Économie, Ségolène Royal et Emmanuel Macron, ont lancé mardi matin l'appel à projets Green Tech, ouvert aux start-up qui "concourent à la transition écologique". L'appel à projets, doté d’une enveloppe de 15 millions d’euros, cible huit "secteurs clés", dans lesquels Ségolène Royal a présenté différents  "défis" à relever. En outre, Ségolène Royal et Emmanuel Macron ont annoncé l’ouverture de Green Tech, un incubateur de start-up.

Les données et leur traitement sont au cœur de l’appel au projet. Ségolène Royal s’est engagée à faciliter l’ouverture des bases de données aux start-up qui souhaitent travailler sur Green Tech, une démarche qui doit participer à plus de transparence mais aussi à « créer de la richesse par la construction de nouveaux services au public ». La liste des projets suivants pour lesquels Ségolène Royal lance un appel aux start-up, n’est pas une liste fermée. Jusqu'à 50 jeunes pousses pourront intégrer l’incubateur et bénéficier d'un fonds "de pré-amorçage" de 150 000 euros chacun, soit 7,5 millions d'euros au total. Un supplément de 500 000 euros maximum sera accordé aux projets "les plus prometteurs".

Lors de la conférence de presse, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a également salué le financement par les grands groupes de la transition écologique, en particulier le géant français de l'énergie Engie. Son PDG Gérard Mestrallet a annoncé à cette occasion que le groupe était en train de monter un fonds de 1 à 2 milliards d'euros, afin d'investir dans tout ce qui est Green Tech, en complément d'un fonds existant de 100 millions d'euros qui est loin d'être saturé.

Les huit secteurs clés où les start-up ont leur rôle à jouer :

Economies d’énergie : 4 millions de compteurs individuels de chauffage dans les logements collectifs sont à installer, suite à l’adoption de l’individualisation des frais de chauffage dans la loi de transition énergétique. En outre, le gouvernement appelle au développement d'objets connectés et d'applications pour les compteurs "intelligents" d'électricité (Linky) et de gaz (Gazpar), dont la généralisation est prévue d'ici 2022.

Energies renouvelables : Ségolène Royal appelle au développement d’applications qui doivent favoriser l'auto-consommation et l'effacement chez les particuliers.

Le bâtiment : Appel pour un carnet numérique qui doit permettre le suivi et l’entretien des bâtiments et des logements selon les exigences environnementales actuelles, en centralisant les différentes données : diagnostics, plans et travaux de performance énergétique.

Le transport : Appel pour des applications de recensement et de partage de services liés aux véhicules électriques. Des solutions de géolocalisation en temps réel doivent également faciliter l’accès aux transports publics et privés aux citoyens, par territoire, prenant en compte l'état du trafic ou la qualité de l’air, entre autres.

Les risques : A l’heure du smartphone, il faut développer un système participatif d’alerte en cas de catastrophe naturelle, selon Ségolène Royal, pour qui les sirènes qui se déclenchaient dans les mairies en cas d’alerte sont un peu dépassées.

Economie circulaire : Un répertoire numérique des compositions des produits doit faciliter leur réutilisation ou leur recyclage. Un calculateur individuel du volume de déchets doit aussi permettre d’optimiser la collecte.

Santé et environnement : Il faut développer des outils de reconnaissance et de mesure des pesticides présents dans les fruits et légumes, mais aussi un calculateur individuel de qualité de l’eau et de l’air.

Biodiversité : Il faut développer un annuaire numérique d’impact sur la biodiversité par territoire des aménagements publics et privés.

 

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