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Des remontées mécaniques plus sûres

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Par publié le à 16h15

La bobine (en noir) mesure la vitesse d'un galet de télésiège équipé d'une couronne d’aimants.

La bobine (en noir) mesure la vitesse d'un galet de télésiège équipé d'une couronne d’aimants.

Finis les arrêts chaotiques et impromptus dans les remontées mécaniques : la société Gimar Montaz Mautino équipe télésièges et téléskis d’un dispositif de sécurité anticipant tout blocage.

Un arrêté publié en 2009 imposera, au premier janvier 2014, la détection du blocage des galets, ces roulements qui permettent le passage du câble sur les pylônes des remontées mécaniques. Le fabricant de télésièges et téléskis isérois Gimar Montaz Mautino (GMM) a prévu le coup. Dès 2008, il s’était lancé dans le développement d’un dispositif électronique qui, placé sur les galets, en surveille la vitesse de rotation en permanence. « Lorsqu'un galet se bloque à cause du givre, suite à une défaillance mécanique ou autre, il usine le câble, explique Rémi Lagoutte, le directeur technique de GMM. Quand le télésiège (ou la cabine ou la perche) passe sur l'encoche ainsi créée, il reste bloqué. Mais le câble continu d’avancer à travers la pince de serrage, et les autres télésièges lui rentre dedans ».

Pour éviter cet accident, le capteur GMM baptisé SecuRM contient une couronne d'aimants placée sur le galet et une bobine dans un carter. Le passage des aimants devant la bobine crée un champ magnétique permettant au boitier électronique qui y est lié de quantifier la vitesse de rotation du galet. Le dispositif est parfaitement autonome puisqu’il fonctionne grâce à l’énergie mécanique de la rotation du galet, comme une dynamo. Si un galet s’arrête, l’installation s’arrête automatiquement.
 

                     

                              Les boitiers électroniques du SecuRM.


« Dans les développements futurs les capteurs seront capables de communiquer avec l'exploitant pour qu’il puisse faire de la maintenance préventive lorsqu'un galet montre des signes de faiblesse et commence à tourner moins vite que ses voisins », affirme Rémi Lagoutte.  Le système, testée dans une enceinte climatique du Cetim, a montré une résistance au froid jusqu’à - 30°C. Il a également été testé, l’hiver dernier sur deux télésièges à Puy Saint Vincent et est désormais en phase d’industrialisation. « Il est aujourd'hui monté sur quatre installations, et le sera sur une cinquième d'ici fin janvier, reprend Rémi Lagoutte. Après, cela peut monter très vite, 1 500 installations sont concernées en France ». Une amélioration qui coûtera, en moyenne, 1 500 euros par pylône. Les débutants du tire-fesse et autres Jean-Claude Dusse apprécieront.

Charles Foucault

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