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Des pigeons connectés pour surveiller la pollution

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Par publié le à 12h06

Des pigeons connectés pour surveiller la pollution

La start-up Plume Labs a équipé une dizaine de pigeons de différents capteurs pour mesurer le niveau de pollution de l'air londonien aux heures de pointe. La prochaine étape consiste à équiper le plus d'utilisateurs (humains) possibles pour cartographier la pollution. Dans cette optique, un partenariat est en cours avec l'Imperial College de Londres. 

Avec la start-up française Plume Labs, les objets connectés nomades prennent de la hauteur. Au sens littéral du terme. En partenariat avec DigitasLbi, la jeune pousse a lancé, en début de semaine, une drôle d’opération baptisée : Pigeon Air Patrol. Dans le cadre de cette initiative, dix pigeons dressés ont été équipés d’une sorte de mini sac à dos dans lequel se trouvent un tracker GPS pour suivre leur position et un capteur de 25 grammes capable de mesurer l’ozone, les composés organiques volatils (COV) et le dioxyde d’azote. Objectif : mesurer le niveau de pollution de l’air londonien lors des heures de pointe pendant trois jours.

Si l’opération semble relever d’un coup de communication, l’activité de Plume Labs est, elle, très sérieuse. Fondée par Romain Lacombe, la start-up est à l’origine d’une application web et mobile qui permet de suivre heure par heure le niveau de pollution d’une soixantaine de villes à travers le monde. La jeune entreprise s’appuie sur les données publiques publiées par différents organismes, comme Air Parif à Paris.

Prochaine étape : mettre au point, en collaboration avec le CNRS, un capteur personnel nomade pour mesurer le niveau de pollution auquel s’expose une personne en temps réel qu’elle soit à l’extérieur, dans les transports ou bien chez elle. On parle alors de Quantified Environment.

Dans cette perspective, Plume Labs a noué un partenariat avec l’Imperial College de Londres afin d’équiper 100 beta-testeurs londoniens de ce capteur nomade et suivre leur exposition quotidienne à la pollution. Pour équiper plus de personnes et étendre l’initiative à toute la capitale britannique, le projet fait actuellement l’objet d’une campagne de crowdfunding sur la plate-forme Crowdfunder.co. A terme, l’objectif est de construire un véritable « Waze de la pollution » grâce aux données récoltées par les utilisateurs. C’est en tout cas ce qu’a expliqué Romain Lacomble au magazine Techcrunch, qui rapporte l’information. 

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